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Interactions Sol Plante Atmosphère

Axe 2

Transferts de matière et qualité de l’environnement

Cet axe vise à analyser et modéliser l’impact des transferts de matière biotique et abiotique sur la qualité de l’environnement (qualité de l’air, de l’eau, du sol et des productions végétales). Nous nous plaçons ici dans un contexte d’impacts des pratiques agricoles et sylvicoles actuelles et passées sur la sécurité sanitaire des produits récoltés et la santé environnementale. Parmi les objets qui perturbent la qualité de l’environnement, nous nous intéressons aux éléments traces, aux aérosols et aux nutriments considérés ici à des doses où ils deviennent contaminants, tel le phosphore dont les fuites vers les aquifères peuvent entraîner des phénomènes d’eutrophisation. Les échelles considérées dans cet axe vont de l’échelle de la placette à la région. Les thématiques de réflexion se posent à trois niveaux.

- Il s’agit d’abord de comprendre et de décrire les mécanismes de transfert des différents éléments étudiés (molécules organiques, éléments traces, nutriments, bactéries, etc.) au sein des milieux (eau, sol, plantes, atmosphère) et à leurs interfaces, en privilégiant des approches génériques pour les éléments présentant des propriétés voisines au regard du mécanisme considéré (par exemple des propriétés aérodynamiques voisines vis-à-vis de la dispersion atmosphérique à courte et longue distance, ou encore des propriétés de réactivité similaires des éléments ou molécules vis-à-vis des matières organiques).

- La deuxième grande thématique concerne la quantification des flux. En regroupant des compétences sur les flux atmosphériques et les transferts sol-plantes, nous serons à même d’aborder la quantification intégrée des transferts dans tous les compartiments des écosystèmes. En particulier, se pose la question de l’impact des activités anthropiques (nouveaux intrants agricoles, agriculture biologique, nouvelles pratiques telles que le non labour, etc.) et de la structuration spatiale des unités de production (parcelle de grande culture, parcelle viticole, peuplement forestier et leur agencement sur les flux de matière au sein d’un écosystème et entre écosystèmes).

- Enfin la troisième question concerne l’analyse de l’impact de ces flux sur la qualité de l’environnement. Cette approche nécessitera une animation scientifique ouverte à des compétences hors UMR, vers les domaines de l’écotoxicologie, la toxicologie, la pathologie végétale voire la santé humaine.